jiyu nami dojo
aïkido traditionnel

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Prochain cours :
le Mercredi 1er décembre

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Le professeur

Cedric Tolley

Ci-dessous la généalogie aïkidoka de Cedric Tolley | Cliquez sur la galerie pour faire défiler les photos d’Ô Sensei, Nobuyoshi Tamura, Alain Peyrache et Laurent Parrein. Ensemble ils forment filiation de Cedric Tolley en aïkido.

« Un maître un dojo », cette devise illustre les conditions normales d’apprentissage et d’éclosion de l’aïkido.

L’aïkido est un art martial, on l’exerce comme un art et les relations qui se nouent entre les pratiquants sont celles qui prévalent dans le monde de l’artisanat. L’élève et le maître se choisissent mutuellement (cette rencontre se caractérise dans le nom d’élève : « Montei monka monjin »), l’élève suit l’enseignement de son professeur et devient professeur lui-même lorsqu’il est en mesure de développer son art de manière autonome. Cette relation est exclusive. Un élève ne prend l’enseignement que d’un seul professeur, sans quoi il apprendrait des versions contradictoires dont il ne saurait faire la synthèse sans dénaturer l’aïkido. Le maître et l’élève sont communément responsables du respect, du maintien et de la promotion de la discipline fondée par Ô Sensei Morihei Ueshiba. C’est une affaire sérieuse. Au dojo il n’y a de place ni pour la fantaisie ni pour le mépris. Chaque chose doit être à sa place, chaque personne doit connaître sa place dans le dojo et vis-à-vis des autres pratiquants de l’aïkido. Ce sont là les meilleures circonstances pour que chacune et chacun puisse accéder à l’aïkido. Deux des trois notions contenues dans le nom de la discipline sont à l’oeuvre à ce propos : , l’harmonie, et do, la voie.

Cette connaissance, cette compréhension du rapport anthropogogique (le rapport d’apprentissage) entre le professeur et ses élèves, s’apprend progressivement, elle fait partie intégrante de l’aïkido. Chacun et chacune en fera l’expérience en même temps que sa compréhension de l’aïkido s’affinera.

Une chose à savoir est la place qu’on occupe dans l’histoire de l’aïkido. Savoir se situer dans la généalogie de la discipline. Moi, Cedric Tolley, fondateur et professeur du jiyu nami dojo, je suis l’élève de Laurent Parrein Sensei. Il m’a fait faire mes premiers pas dans la pratique de l’aïkido et a accompagner mon apprentissage sans interruption depuis lors. Lui même est l’élève d’Alain Peyrache Soke, fondateur de notre école d’aïkido et auprès de qui je prends enseignement aussi souvent qu’il m’est possible de le voir, dans les stages où dans ses dojos de Lyon et Bourg-en-Bresse. Alain était l’élève de feu Nobuyoshi Tamura Sensei, sans doute l’un des plus illustre disciple du fondateur de l’aïkido : Ô Sensei Morihei Ueshiba. [On les retrouve tous les 4 dans l’ordre dans le diaporama.]

Ô Sensei Morihei Ueshiba > Nobuyoshi Tamura Sensei > Alain Peyrache Soke > Laurent Parrein Sensei > Cedric Tolley

Cedric Tolley, professeur du jiyu nami dojo : (auto)Biographie

De l’école à l’université, la voie était tracée. Je n’aurais même pas imaginer faire autre chose. Taillé sur mesure pour être un intello. C’est fou ce que l’environnement, le contexte nous conditionnent. Pour finir ces études de sociologie, il m’a fallu trouver un sujet de mémoire qui convienne à ma directrice de recherche, Marcelle Stroobants. C’est-à-dire, un sujet qui implique un terrain de recherche et qui ne soit pas militant « sans quoi tu vas me rendre une liste des tes idées et de tes arguments et tu n’apprendras pas à faire de la sociologie ». Je m’en rappellerai de celle-là… C’est comme ça que je me suis retrouvé à apprendre le métier de berger transhumant. D’abord à l’école du Merle et ensuite, sur le tas, à l’occasion du travail. Accompagné sur le terrain par mon autre maître en sociologue, Jean Peneff, qui venait régulièrement me rendre des visites impromptues sur l’alpage. Là-bas mes enfants sont nés et son trop rapidement arrivés en age d’avoir besoin de la présence d’autres enfants. Nous sommes revenus à Bruxelles où j’ai poursuivi une courte carrière de chercheur avant de m’engager dans un service d’aide aux détenus, dans le secteur de l’éducation populaire. Secteur qui, entre autres choses, continue à occuper mon temps.

Comme certains, je suis venu à l’aïkido après y avoir inscrit mes enfants. Partant de l’envie de leur apporter une plus grande aisance corporelle et sociale, d’affermir leur confiance en eux et de leur permettre de faire face à la vie cruelle de la cour de récréation. Peu après leur inscription, en octobre 2012, je montais sur les tatamis de Laurent Parrein Sensei pour la première fois. Depuis lors mon engagement dans l’apprentissage de l’aïkido n’a pas cessé de s’intensifier. Assidu aux cours de mon professeur, sillonant la France pour assister aux stages d’Alain Peyrache ainsi qu’à ses cours aux dojos de Tassin-la-demi-lune et de Bourg-en-Bresse. Les stages en particulier m’apportent beaucoup à ce stade de mon apprentissage de l’aïkido. Ils me permettent de pratiquer avec des spécialistes de très grandes qualités, eux aussi élèves d’Alain Peyrache, tel que André BouillonClaude Patrac, Jonathan Philippe, Michaël Levy Neumand et tant d’autres.

Ce parcours m’amène à étudier la cosmogonie extrême-orientale dont ma grand-mère, Carmen Carlier Sensei, me berçait jadis en composant ses ikebana ou en donnant cours à ses propres élèves. Je me suis mis à penser aïkido, à chaque instant. Pour découvrir que cette discipline non seulement m’apportait un calme intérieur particulier, mais me permettait d’accéder à une aisance, une tranquillité et une douceur sans pareil. Et si je n’ai jamais eu beaucoup de difficulté lorsqu’il s’agissait d’assumer un conflit, aujourd’hui, j’aborde les inévitables tensions de la vie avec une plus grande sérénité.