jiyu nami dojo
aïkido traditionnel

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Nous étions présents à la Foire aux loisirs de Rhode-Saint-Genèse le 11/09

Prochain cours :
le Mercredi 22
 septembre
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Comprendre l’aïkido nécessite de s’intéresser de près à la culture extrême-orientale. On n’apréhende pas correctement un art sans faire sien un peu du contexte qui l’a vu naître et s’épanouir.

aïkido

Description de l’aïkido traditionnel

L’aïkido est un art martial redoutable par son efficacité mais il rejette toute opposition de forces. Il s’agit d’être en équilibre et en harmonie, entre le ciel et la terre, avec le mouvement et l’énergie du partenaire. 

La voie de cet art se parcoure sous la supervision du professeur, avec pour chacune et chacun, la bienveillance de tous les membres du dojo. Il n’y a aucune place pour la compétition et chacun et chacune est au service de la discipline pour pouvoir profiter au mieux des enseignements et, du bien-être que procure la pratique de l’aïkido.

Etudier l’aïkido c’est un moyen par lequel on s’améiore soi-même, on se rend capable d’agir avec un plus grand disernement et une plus grande maîtrise. Non seulement en situation de conflit, mais aussi dans tous les moments de la vie et dans nos relations avec les autres.

Repères historiques

Le fondateur de l’aïkido, Moriehi Ueshiba, est né en 1883 à Tanabe au Japon. Très jeune il fut mis en contact avec les arts martiaux. Il étudia le sumo et une forme ancienne du ju-jitsu. A l’armée, il se familiarisa avec la baïonnette et avec le Yagyu Shingan-ryu. Il étudia ensuite le judo et se spécialisa dans le daitoryu aikijujutsu, discipline dans laquelle il puisera une part importante de l’inspiration qui fit naître l’aïkido.

Peu avant ses 40 ans, il ouvre son premier dojo, dans lequel il étudie et développe son propre budo (bushi = guerrier | do = voie) qui prendra des noms successifs au long de ses recherches : daitōryū ju jutsu, daitōryū aiki ju jutsu, aikijujutsu…

L’aïkibudo commença a se faire connaître. Il l’enseigna aux élèves de Kano (le fondateur du judo). De 1930 à la fin de la guerre 40-45, la notoriété de Ueshiba s’est affirmée. Proche du pouvoir de l’empreur, militariste convaincu, il forme des corps de police, des soldats et des milices nationalistes.

Dans le courant de la guerre, il prend ses distances avec l’empereur et refuse d’unir son budo à la Daï nippon. C’est finalement un de ses disciples qui lui suggère le nom d’aïkido, pour marquer la différence avec les autres disciplines qui  relèvent plutôt du jutsu.

[Notez que si l’on regarde des vidéos qui présentent diverses formes de ju jutsu et qu’on les compare à ce que l’on peut voir de l’aïkido, ces disciplines pourraient sembler très similaires. Il n’en est absolument rien. Les principes qui régissent ces disciplines sont très différents. La façon d’utiliser son corps, de s’unir à l’autre, en aïkido, n’a d’équivalent dans aucune autre discipline. Et la seule manière de s’en apercevoir, c’est de pratiquer l’aïkido.]

La guerre a ébranlé les convictions de Ueshiba et après les bombardement de Nagasaki et Hiroshima, devenu pacifiste, il décide d’enseigner son art dans une optique de paix. Il enseigne l’aïkido clandestinement d’abord, car dès la capitulation, les alliés ont interdit les arts martiaux. En 1948, l’aïkido est à nouveau autorisé. C’est probablement opportunément que Ueshiba nommait alors sa discipline « art de la paix ». Il fonde l’Hambo dojo à Tokyo et délègue son fils, Kisshomaru Ueshiba, pour la gestion du dojo et des affaires de l’aïkikaï.

C’est à cette période que commence à se profiler deux optiques différentes dans l’histoire de l’aïkido. Toutes les deux cohérentes avec les préoccupations du fondateur. L’une traditionnelle et l’autre disons affairiste.

Kisshomaru Ueshiba entreprend de faire respecter l’affaire familiale née avec les recherches martiales de son père. A la mort d’Ô Sensei, il se déclarera « doshu » (gardien de la voie) à l’aïkikai. Son fils, Moriteru Ueshiba, lui succéda à sa mort en 1999. Ensemble, ils ont entrepris de vulgariser l’aïkido et d’en faire une discipline toujours plus aisée à transmettre. L’enjeu étant, d’une part, de respecter la volonté du fondateur de diffuser l’aïkido partout dans le monde et, d’autre part, de garder facilement le contrôle de l’affaire familiale, notamment par la centralisation de la reconnaissance des grades et autres gratifications honorifiques liée à l’aïkido.

Cette entreprise de simplification de la discipline a donné naissance à un « style aïkikaï » qui est probablement à ce jour pratiqué par la majorité des personnes qui se revendiquent de l’aïkido. Ce style se caractérise par une certaine standardisation des techniques (de manière à pouvoir être évalué par un jury de l’aïkikaï autre que son propre professeur), le développement d’un catalogue de techniques a apprendre (c’est un critère d’évaluation des élèves), le sacrifice de l’efficacité martiale au profit d’un genre plus esthétique et conforme à ce qui facilite son appropriation rapide. La désignation du partenaire comme une sorte d’instrument (dit uke) qui prète son corps à l’exécutant est aussi une caractéristique du style aïkikaï.

Entre 1952 et 1964, Ô Sensei Morihei Ueshiba avait envoyé ses meilleurs élèves à travers le monde pour qu’ils y transmettent et enseignent l’art dont il était le fondateur. Dans le même élan, il recevait toujours très cordialement les élèves étrangers qui venaient demander à apprendre sur sa voie. C’est ainsi que la Belgique et la France ont vu arriver successivement des maîtres d’aïkido tel que (dans l’ordre d’arrivée) Tadashi Abe, Masamichi Noro, Mutsuro Nakazono et finalement Nobuyoshi Tamura qui enseigna l’aïkido en France jusqu’à sa mort en 2010. Tamura Sensei, qui était unanimement considéré comme un des meilleurs représentants de l’enseignement de Morihei Ueshiba (d’autres élèves l’avaient d’ailleurs sournoisement surnomé « copie conforme ») est probablement l’un des plus digne exemple de l’optique traditionnelle en aïkido.

Au jiyu nami dojo, nous étudions la voie d’Ô Sensei selon une filiation traditionnelle qui passe par Nobuyoshi Tamura Sensei.